📋 L’essentiel à retenir
Les étiquettes photovoltaïques se collent à 4 endroits précis : point de livraison, tableau électrique, coffret AC/DC et onduleur. C’est la norme UTE C15-712-1 qui fixe le texte exact et l’emplacement de chaque étiquette, contrôlés par le CONSUEL.
- 4 zones obligatoires : disjoncteur d’abonné, tableau principal, coffret AC/DC, onduleur
- Texte imposé : « PRODUCTEUR D’ÉLECTRICITÉ », « Circuit Photovoltaïque », « NE PAS DÉCONNECTER LES CONNECTEURS DC EN CHARGE »
- Norme de référence : UTE C15-712-1, complétée par la C15-712-2 (réseau) et la XP C15-712-3 (batteries)
- Risque principal : contre-visite CONSUEL en cas d’étiquette absente ou mal placée
Vous avez terminé la pose des panneaux, la planche d’étiquettes traîne sur la table de la cuisine, et une question revient sans cesse : où mettre les étiquette photovoltaïque avant que le technicien CONSUEL ne débarque ? Après quarante ans à arpenter des chantiers, je peux vous dire que c’est souvent le détail qui coince le dossier. Je vous détaille les 4 emplacements exacts, le texte réglementaire à reproduire selon la norme UTE C15-712-1, et les cas particuliers des batteries ou des kits plug and play.
Les 4 emplacements où coller les étiquettes photovoltaïques
Avant d’entrer dans le détail de chaque zone, voici la carte d’ensemble. Ce sont les quatre points que tout installateur RGE et tout technicien CONSUEL vérifient systématiquement :

- Disjoncteur d’abonné : point de livraison, à côté du compteur
- Tableau électrique principal : disjoncteur dédié au circuit photovoltaïque
- Coffret AC/DC : sortie onduleur et liaison panneaux-onduleur
- Onduleur : entrée et sortie, pour la coupure d’urgence
1. Point de livraison, compteur Linky et disjoncteur d’abonné
L’étiquette « PRODUCTEUR D’ÉLECTRICITÉ » ou « INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE » se colle juste à côté du disjoncteur d’abonné, visible dès l’ouverture du coffret. C’est l’information destinée en priorité à ENEDIS et aux services de secours, et c’est aussi le tout premier point vérifié par le CONSUEL, puisqu’il matérialise l’entrée du réseau public dans votre logement.
2. Tableau électrique principal et coffret AC/DC
Sur le tableau électrique principal, l’étiquette « Circuit Photovoltaïque » se pose sur le disjoncteur dédié, pour qu’un intervenant repère immédiatement le circuit venant des panneaux. Le coffret AC (sortie onduleur) et le coffret DC (panneaux vers onduleur) reçoivent chacun leur étiquetage « Présence de tension » et « Circuit Photovoltaïque », avec mention de la canalisation DC. Avec un onduleur central, un seul coffret DC centralise tout. Avec des micro-onduleurs, l’étiquetage se fait plutôt au niveau de chaque boîte de jonction ou du coffret de regroupement AC.
3. Onduleur : coupure d’urgence entrée et sortie
L’étiquette de coupure d’urgence se reconnaît à ses lettres rouges sur fond jaune, format normalisé, apposée à l’entrée ET à la sortie de l’onduleur. Elle signale le sectionneur général associé et doit rester lisible même en faible luminosité, un comble à surveiller pour une intervention nocturne. Le texte exact à reproduire : « NE PAS DÉCONNECTER LES CONNECTEURS DC EN CHARGE ».
| Emplacement | Texte exact | Objectif |
|---|---|---|
| Disjoncteur d’abonné | PRODUCTEUR D’ÉLECTRICITÉ | Informer ENEDIS et secours |
| Tableau principal | Circuit Photovoltaïque | Repérer le disjoncteur dédié |
| Coffret AC/DC | PRÉSENCE DE TENSION | Signaler le danger résiduel |
| Onduleur | COUPURE D’URGENCE PHOTOVOLTAÏQUE | Localiser la coupure sécurité |
📌 Passage du Consuel et étiquettes obligatoires : tout ce qu’il faut savoir ! 📌, Fab Bricole
Le texte exact des étiquettes et la norme UTE C15-712-1
Formulations obligatoires à reproduire à l’identique
Le CONSUEL contrôle la conformité littérale du texte, pas juste la présence d’un autocollant quelconque. Les formulations à respecter sans les reformuler :
- « PRODUCTEUR D’ÉLECTRICITÉ »
- « ATTENTION PRÉSENCE DE DEUX SOURCES DE TENSION »
- « CIRCUIT PHOTOVOLTAÏQUE »
- « NE PAS DÉCONNECTER LES CONNECTEURS DC EN CHARGE »
Ces mentions renvoient au guide UTE C15-712-1, référence pour l’autoconsommation et la revente de surplus, publié et diffusé par l’AFNOR. La XP C15-712-3 s’applique dès qu’il y a des batteries, et la UTE C15-712-2 encadre le raccordement réseau spécifique, trois textes complémentaires qu’un installateur RGE doit connaître par cœur.
Pourquoi cet étiquetage protège les pompiers et les techniciens
Un panneau produit du courant dès qu’il capte de la lumière, même après coupure du disjoncteur principal. D’où un vrai risque d’arc électrique pour un technicien de maintenance ou un pompier qui ignorerait l’architecture de l’installation. L’étiquetage permet une intervention rapide en cas d’incendie, sans deviner où se trouve chaque coupure. Le CONSUEL, organisme chargé de délivrer l’attestation de conformité électrique en France, recale d’ailleurs régulièrement des dossiers pour ce seul motif : savoir où mettre les étiquettes photovoltaïques n’est pas un détail administratif, c’est ce qui évite une contre-visite et, surtout, un accident.
💡 Le conseil d’André : imprimez toujours une seconde série d’étiquettes de secours avant de coller la première. J’ai vu plus d’un auto-installateur gâcher son unique planche à cause d’une bulle d’air ou d’un support mal dégraissé. Un coup de chiffon sec sur le métal avant collage, et l’adhésif tient bien mieux dans la durée. C’est un peu la même logique de précaution qu’on retrouve ailleurs dans la maison, comme quand on vérifie la compatibilité et l’installation avant de savoir si on peut mettre 2 fils sur un guide de robot tondeuse : mieux vaut anticiper que réparer.
Cas particuliers : batteries de stockage et kits plug and play
Étiquetage spécifique des batteries de stockage
Le coffret ou l’armoire batteries doit porter trois pictogrammes réglementaires distincts, en plus du texte normalisé. D’abord, le symbole de danger électrique : triangle jaune bordé de noir avec un éclair noir centré, imposant le port d’équipements isolés à proximité. Ensuite, le pictogramme de risque d’explosion : même triangle jaune, avec une petite bombe noire stylisée, rappelant le dégagement possible d’hydrogène sur les batteries plomb-acide en charge. Enfin, un pictogramme ou un texte indiquant la nature chimique de la batterie (lithium-ion, plomb-acide, ou autre), souvent accompagné du symbole de recyclage spécifique à ces éléments. Ces installations relèvent de la norme XP C15-712-3, complémentaire à l’UTE C15-712-1. L’ensemble se place sur le boîtier, visible sans ouverture, à proximité immédiate du sectionneur dédié.
Kit solaire plug and play sur prise : que faut-il coller ?
Contrairement à une idée reçue, l’étiquetage n’est pas facultatif pour un kit plug and play dès lors que l’onduleur reste accessible : une étiquette « Circuit Photovoltaïque » doit être collée directement sur ou juste au-dessus de la prise dédiée, et une seconde à l’entrée de l’onduleur lui-même. Ces installations légères échappent certes au contrôle CONSUEL classique puisqu’elles ne passent pas par un raccordement fixe au tableau, mais l’obligation de signalisation de sécurité domestique, elle, demeure entière : un proche ou un technicien intervenant sur la prise doit savoir immédiatement qu’un circuit produit du courant. Si votre planche fournie est incomplète, des revendeurs spécialisés proposent des kits d’étiquettes normalisées, souvent vendus en planches de 25 autocollants ou en lots plus complets répartis sur plusieurs feuilles au format 22,5 x 32 cm.
Sur un chantier tout autre, j’ai déjà dû expliquer à un propriétaire pourquoi son ballon fioul devait être vidé avant travaux : la logique de prudence est la même que pour l’électrique, mieux vaut anticiper. La règle vaut aussi pour d’autres circuits sensibles de la maison, un peu comme comment mettre le chauffage dans une voiture efficacement sans abîmer le système. Et si vous touchez un jour à une vieille cuve, je vous renvoie vers nettoyer une cuve à fioul pour mettre de l’eau, la méthode complète évite bien des mauvaises surprises.
Questions fréquentes sur l’étiquetage photovoltaïque
Quel est l’étiquetage obligatoire pour les installations photovoltaïques ?
Quatre étiquettes clés sont exigées : « PRODUCTEUR D’ÉLECTRICITÉ », « Circuit Photovoltaïque », « NE PAS DÉCONNECTER LES CONNECTEURS DC EN CHARGE » et « PRÉSENCE DE TENSION ». Elles se répartissent sur les 4 emplacements stratégiques : disjoncteur d’abonné, tableau électrique, coffret AC/DC et onduleur.
Quelle est la norme à respecter pour la pose de panneaux photovoltaïques ?
La référence principale est le guide UTE C15-712-1, dédié à l’autoconsommation et à la revente. La C15-712-2 encadre le raccordement réseau, et la XP C15-712-3 s’applique dès qu’une batterie de stockage est présente dans l’installation.
Est-il obligatoire de déclarer des panneaux solaires ?
Oui, une déclaration préalable de travaux en mairie et une attestation CONSUEL sont requises pour tout raccordement au réseau public. Les kits plug and play autonomes, non raccordés au réseau via un circuit fixe, échappent en général à cette obligation.
Quelle est la nouvelle réglementation concernant les panneaux photovoltaïques ?
Les guides UTE C15-712 font l’objet de révisions périodiques, tout comme la norme NF C15-100 qui encadre le raccordement électrique général. Avant vos travaux 2026, vérifiez toujours la version en vigueur auprès du CONSUEL ou d’un installateur RGE.