CONTACT | RGPD | QUI SOMMES NOUS ?

CONNEXION

A- A A+

logo filiere pro

Comment remplacer un robinet autoperceur étape par étape facilement ?

13 mai 2025 | Sanitaire

Remplacer un robinet autoperceur est une tâche accessible avec un peu de méthode. Voici les étapes essentielles :

  1. Préparation : Coupez impérativement l’arrivée d’eau principale et purgez la canalisation.
  2. Démontage : Retirez l’ancien robinet autoperceur en dévissant sa bride de fixation.
  3. Solution : Selon vos besoins, installez un nouveau robinet autoperceur, optez pour une solution plus durable (comme un raccord en T et un robinet d’arrêt classique) ou bouchez proprement le trou laissé dans le tuyau si le piquage n’est plus nécessaire.
  4. Vérification : Remettez l’eau progressivement et contrôlez minutieusement l’absence de fuites sur votre nouvelle installation.

Pour maîtriser chaque étape en détail, découvrir les outils nécessaires, les différentes options de remplacement et nos conseils d’expert, nous vous invitons à poursuivre la lecture de notre article complet ci-dessous.

Avant de commencer : préparation et matériel essentiel

Avant de vous lancer tête baissée dans le démontage de votre ancien robinet autoperceur, un petit point s’impose sur ce qu’il vous faut sous la main. Un bon bricoleur est un bricoleur bien équipé et prévoyant !

Les outils indispensables pour le remplacement

Pas besoin d’un arsenal de professionnel, mais quelques basiques sont requis pour travailler proprement et efficacement. Voici votre petite liste :

  • Une clé à molette ou un jeu de clés plates : pour desserrer l’ancien robinet et serrer le nouveau.
  • Une pince multiprise : toujours utile pour maintenir une pièce pendant que vous en serrez une autre, ou pour des écrous récalcitrants.
  • Des tournevis (plats et cruciformes) : souvent nécessaires pour la bride de fixation du robinet autoperceur.
  • Un cutter ou un petit couteau : peut servir à couper proprement du ruban téflon, par exemple.
  • Une bassine ou un seau : à placer sous la zone de travail pour recueillir l’eau qui va s’écouler. Indispensable !
  • Des chiffons ou des serpillères : pour éponger les éclaboussures et garder la zone sèche.
  • Une lampe frontale ou une baladeuse : si votre robinet est caché dans un recoin sombre sous l’évier.

Si vous optez pour une solution plus complexe, comme l’installation d’un raccord en T sur une canalisation en cuivre :

  • Un coupe-tube : pour une coupe nette et droite du tuyau en cuivre.
  • Un ébavureur ou une petite lime : pour supprimer les bavures après la coupe du cuivre.
  • De la toile émeri ou du papier de verre fin : pour nettoyer les extrémités du tuyau en cuivre avant raccordement.

Le matériel nécessaire (nouveau robinet, raccords, etc.)

Le matériel dépendra évidemment de la solution de remplacement que vous avez choisie.

  • Si vous remplacez par un nouveau robinet autoperceur :
    • Un nouveau robinet autoperceur adapté au diamètre de votre canalisation (cuivre généralement) et au filetage de l’appareil à alimenter.
  • Si vous optez pour un raccord en T et un robinet d’arrêt classique :
    • Un raccord en T adapté au matériau et au diamètre de votre canalisation (cuivre, PER, multicouche…). Il existe des raccords à visser (bicônes pour le cuivre, par exemple), à sertir, à glissement, etc.
    • Un robinet d’arrêt standard (souvent un modèle 1/4 de tour, plus pratique) avec les bons filetages.
    • Du ruban d’étanchéité PTFE (Téflon) ou de la pâte à joint et filasse (selon le type de raccords).
    • Éventuellement des manchons ou de courtes sections de tuyau si vous devez ajuster des longueurs.
  • Si vous souhaitez simplement boucher le trou :
    • Un collier de réparation ou un manchon de réparation spécifique pour obturer un trou sur une canalisation. Assurez-vous qu’il soit compatible avec le diamètre et le matériau de votre tuyau.

Pensez à bien vérifier les diamètres de votre installation existante avant tout achat pour éviter les allers-retours au magasin de bricolage !

Sécurité avant tout : couper l’arrivée d’eau principale

C’est LE réflexe à avoir avant toute intervention sur un circuit d’eau. On ne le répétera jamais assez : couper l’arrivée d’eau principale de votre logement.

  1. Repérez votre vanne d’arrêt générale : elle se trouve généralement près de votre compteur d’eau, ou parfois dans les toilettes, une gaine technique, ou à la cave pour un appartement. Elle peut avoir une manette rouge ou bleue, ou un volant.
  2. Fermez-la fermement : tournez la vanne dans le sens des aiguilles d’une montre jusqu’à ce qu’elle soit complètement fermée.
  3. Ouvrez les robinets : une fois l’arrivée principale coupée, ouvrez un robinet (celui de l’évier de la cuisine et celui de la salle de bain, par exemple, points haut et bas si possible) pour vider l’eau restante dans les tuyaux et faire chuter la pression. Vous verrez l’eau couler puis s’arrêter. C’est le signe que la pression est tombée et que vous pouvez travailler plus sereinement.

Cette étape de sécurité est primordiale pour éviter l’inondation et travailler au sec. Une fois que l’eau ne coule plus, vous êtes prêt pour le démontage !

Les étapes pour démonter l’ancien robinet autoperceur

Démonter un robinet autoperceur n’est pas sorcier, mais il faut procéder avec méthode et douceur pour ne pas abîmer la canalisation sur laquelle il est fixé.

Purger la canalisation concernée

Même si vous avez coupé l’arrivée d’eau générale et ouvert des robinets pour vider le circuit, il reste toujours un peu d’eau dans la section de tuyau où se trouve votre robinet autoperceur. Pour éviter une petite douche imprévue :

  1. Placez votre bassine juste en dessous du robinet à démonter. C’est votre meilleure amie pour cette opération.
  2. Si le robinet autoperceur alimente un appareil (lave-vaisselle, frigo…), débranchez le tuyau de cet appareil si possible, ou ouvrez le robinet lui-même s’il possède une manette et qu’il fonctionne encore un minimum. Le but est de laisser s’écouler l’eau résiduelle de cette portion de tuyauterie.
  3. Laissez l’eau s’écouler tranquillement dans la bassine. Il ne devrait pas y en avoir des litres, mais assez pour mouiller si on n’y prend pas garde.

Cette étape de purge permet de travailler plus proprement et de minimiser les écoulements d’eau lors du retrait effectif du robinet.

Retirer avec précaution le robinet défectueux

Maintenant que la pression est retombée et que le plus gros de l’eau s’est écoulé, on peut s’attaquer au corps du délit. Un robinet autoperceur est généralement fixé par une bride ou un étrier qui enserre la canalisation.

  • Observez bien le mécanisme : La plupart des modèles ont une ou deux vis qui serrent les deux parties de la bride (une partie fixe et une partie mobile, ou deux demi-coquilles).
  • Munissez-vous du tournevis adapté (cruciforme ou plat) ou de la clé correspondante.
  • Desserrez progressivement les vis de la bride. Allez-y doucement, en alternant si vous avez plusieurs vis, pour relâcher la pression de manière uniforme. Maintenez le corps du robinet d’une main pendant que vous desserrez de l’autre.
  • Une fois les vis suffisamment desserrées, la bride devrait s’écarter, libérant le robinet autoperceur de son emprise sur le tuyau. Il se peut qu’il faille le “décoller” un peu s’il est là depuis longtemps.
  • Retirez délicatement le robinet. Vous verrez alors apparaître le petit trou (parfois juste une fente) que l’aiguille du robinet avait percé dans la canalisation. Un peu d’eau supplémentaire peut s’écouler à ce moment-là, c’est normal.

Soyez patient et ne forcez pas, surtout si la canalisation est en cuivre, un matériau relativement malléable qui pourrait être déformé par une manœuvre trop brusque.

Inspecter l’état de la canalisation et du trou existant

Le robinet est enlevé, bravo ! Mais avant de vous précipiter sur la suite, prenez un instant pour examiner attentivement la zone du tuyau qui était cachée.

  • Nettoyez la surface : Avec un chiffon propre, essuyez bien la zone autour du trou pour y voir clair. Enlevez les éventuels résidus de calcaire ou de l’ancien joint.
  • Examinez le trou : Quelle est sa taille ? Est-il net ou un peu déformé ? Y a-t-il des fissures qui partent du trou ?
  • Vérifiez l’état général du tuyau : La canalisation est-elle écrasée ou déformée à l’endroit où la bride serrait ? Y a-t-il des signes de corrosion avancée, de piqûres ou d’autres faiblesses ? Une légère marque de la bride est normale, mais un affaissement important est plus préoccupant.

Cette inspection est très utile. Si la canalisation est saine et le trou petit et net, vous aurez plus d’options pour la suite. Si elle est abîmée (ce qui peut arriver avec des serrages excessifs ou des canalisations anciennes), il faudra peut-être envisager une réparation plus conséquente, comme remplacer une section du tuyau, avant d’installer un nouveau piquage ou un bouchon. L’état du tuyau guidera votre choix pour l’étape suivante.

Installer la nouvelle solution : options et mise en place

Selon vos besoins, l’état de votre canalisation et votre envie de “bricoler plus durable”, plusieurs chemins s’offrent à vous. Analysons ensemble les options pour que vous puissiez choisir celle qui vous convient le mieux.

Option 1 : Remplacer par un nouveau robinet autoperceur

C’est la solution la plus directe si vous souhaitez conserver le même type d’installation. Rapide et ne demandant pas de modifier la tuyauterie existante en profondeur.

Choisir le bon modèle de robinet autoperceur

Avant de foncer au magasin, vérifiez quelques points :

  • Diamètre du tuyau : Les robinets autoperceurs sont conçus pour des diamètres de tuyaux spécifiques (souvent 10, 12, 14, ou 16 mm pour le cuivre). Mesurez le diamètre extérieur de votre canalisation.
  • Matériau du tuyau : Ils sont majoritairement prévus pour les tuyaux en cuivre. Évitez sur le PER ou le multicouche, sauf si le fabricant le spécifie clairement.
  • Raccord de sortie : Vérifiez le type de raccordement nécessaire pour l’appareil que vous allez brancher (par exemple, filetage 3/4″ soit 20×27 mm pour un lave-linge, ou un raccord plus petit pour un frigo américain).
  • Qualité : Ne lésinez pas sur la qualité. Un modèle un peu plus cher d’une marque reconnue peut vous éviter des soucis futurs.

Peut-on le mettre exactement au même endroit ? Si possible, décalez légèrement le nouveau robinet par rapport à l’ancien trou pour que la nouvelle aiguille perce dans du cuivre “neuf” et que le nouveau joint appuie sur une surface saine. Si ce n’est pas possible, assurez-vous que le joint du nouveau robinet couvre bien et largement l’ancien orifice.

Installation du nouveau robinet autoperceur

L’installation est assez similaire au démontage, mais en sens inverse :

  1. Nettoyez la zone du tuyau où sera posé le nouveau robinet avec de la toile émeri fine si c’est du cuivre, pour assurer une bonne portée du joint.
  2. Positionnez la bride arrière du robinet sur le tuyau.
  3. Présentez le corps du robinet en face, en alignant l’aiguille (si elle est déjà saillante) ou le mécanisme de perçage sur la zone souhaitée.
  4. Serrez les vis de la bride progressivement et en alternance, sans forcer comme une brute. Le but est de bien comprimer le joint d’étanchéité et de maintenir fermement le robinet, pas d’écraser le tuyau.
  5. Actionnez le mécanisme de perçage : Sur beaucoup de modèles, il faut visser complètement la manette du robinet (ou une vis dédiée) pour faire pénétrer l’aiguille dans le tuyau et créer le passage pour l’eau. Suivez la notice de votre modèle. Une fois percé, certains modèles demandent de dévisser légèrement pour ouvrir le passage.
  6. Raccordez ensuite le tuyau de votre appareil.

Option 2 : Opter pour un raccord en T et un robinet d’arrêt classique (solution plus durable)

C’est la solution la plus fiable et pérenne. Elle demande un peu plus de travail, notamment de couper la canalisation existante, mais le résultat est une installation beaucoup plus robuste.

Choisir les bons raccords (olive, à visser, à sertir…) et le robinet d’arrêt

Le choix dépendra surtout du matériau de votre canalisation (cuivre le plus souvent dans ce contexte) et de vos outils.

  • Pour le cuivre, les raccords à compression (à olive ou bicône) sont les plus accessibles pour les bricoleurs :
    • Ils ne nécessitent pas de soudure. L’étanchéité se fait par compression d’une bague (l’olive) sur le tube grâce à un écrou.
    • Choisissez un raccord en T avec les bons diamètres pour votre tuyau principal et pour la dérivation (où vous visserez le robinet d’arrêt).
  • Raccords automatiques (ou “raccords rapides”) : Plus chers, mais très faciles à poser. On enfonce simplement le tube dedans.
  • Robinet d’arrêt : Un robinet d’arrêt quart de tour (à boisseau sphérique) est idéal. Il est fiable et on voit immédiatement s’il est ouvert ou fermé. Assurez-vous que ses filetages correspondent à ceux du T et de l’appareil à alimenter.
  • N’oubliez pas le ruban PTFE (Téflon) ou la filasse et pâte à joint pour les raccords filetés (comme entre le T et le robinet d’arrêt).

Préparer la canalisation (coupe, ébavurage)

C’est l’étape clé pour cette option :

  1. Mesurez et marquez : Déterminez où couper votre tuyau pour insérer le raccord en T. Il faut enlever une section de tuyau équivalente à la longueur du corps du T, moins la profondeur d’emboîtement des tuyaux dans le raccord (référez-vous à la notice de votre raccord T).
  2. Coupez le tuyau : Utilisez un coupe-tube pour une coupe nette, droite et sans bavures sur le cuivre. C’est vraiment l’outil à privilégier. À défaut, une scie à métaux à dents fines peut faire l’affaire, mais la coupe sera moins propre et demandera plus de préparation.
  3. Ébavurez soigneusement : Avec un ébavureur ou une petite lime ronde (pour l’intérieur) et plate (pour l’extérieur), retirez toutes les petites aspérités métalliques laissées par la coupe. C’est crucial pour une bonne étanchéité et pour ne pas endommager les joints des raccords.
  4. Nettoyez les extrémités : Frottez les bouts des tuyaux avec de la toile émeri fine ou du papier de verre fin sur quelques centimètres pour qu’ils soient propres et brillants.

Installation du raccord en T et du robinet

Prenons l’exemple d’un raccord en T à compression sur cuivre :

  1. Enfilez l’écrou du raccord sur le tuyau, puis la bague (l’olive). Faites de même sur l’autre section de tuyau.
  2. Insérez les extrémités des tuyaux bien à fond dans les entrées correspondantes du corps du raccord en T.
  3. Rapprochez les écrous et vissez-les à la main sur le corps du T jusqu’au contact.
  4. Serrez modérément avec deux clés : une pour maintenir le corps du T, l’autre pour serrer l’écrou (généralement 3/4 de tour à 1 tour après le serrage manuel, selon les instructions du fabricant). Ne serrez pas excessivement au risque de déformer le tuyau ou l’olive.
  5. Installez le robinet d’arrêt : Enroulez du ruban PTFE sur le filetage mâle de la sortie du robinet d’arrêt (dans le sens du vissage). Vissez-le ensuite sur la sortie dédiée du raccord en T et serrez avec une clé.
  6. Raccordez votre appareil au robinet d’arrêt.

Option 3 : Boucher proprement le trou si le piquage n’est plus utile

Si le robinet autoperceur n’alimentait plus rien et que vous voulez simplement condamner ce piquage, c’est aussi une option.

Utiliser un manchon de réparation ou un collier spécifique

La solution la plus simple et rapide pour boucher un trou sur un tuyau cuivre sans couper ni souder :

  • Le collier de réparation (ou manchon de réparation fendu) : C’est une sorte de demi-collier doublé d’un joint en caoutchouc. On le place sur le tuyau de manière à ce que le joint recouvre bien le trou, puis on serre les vis du collier.
    • Choisissez-le au bon diamètre de votre tuyau.
    • Assurez-vous que la zone du tuyau est propre et lisse pour que le joint fasse bien son travail.
    • Serrez modérément et uniformément les vis.

C’est une solution efficace et rapide pour un trou isolé sur une canalisation par ailleurs saine. Si la canalisation est très abîmée autour du trou, il est plus sage d’envisager de couper la section et de la remplacer par un morceau de tuyau neuf raccordé avec deux raccords (à olive par exemple). C’est plus de travail, mais c’est la réparation la plus “propre” dans ce cas.

Quelle que soit l’option choisie, prenez votre temps et suivez bien les instructions des fabricants pour les raccords que vous utilisez.

Vérification et remise en eau : les dernières étapes

Vous avez bien travaillé, mais ne criez pas victoire trop vite ! Une vérification méticuleuse s’impose pour éviter toute mauvaise surprise.

Rétablir l’alimentation en eau progressivement

Après avoir bricolé vos tuyaux, il ne faut jamais rouvrir l’arrivée d’eau principale d’un coup sec. Pourquoi ? Pour deux raisons :

  1. Éviter le “coup de bélier” : Une arrivée d’eau trop brutale dans des canalisations vides peut provoquer un choc hydraulique, ce fameux “coup de bélier”, qui peut endommager vos tuyaux ou vos appareils.
  2. Détecter une grosse fuite à temps : Si, malgré toutes vos précautions, un raccord est mal serré, une ouverture progressive vous permet de voir le problème et de refermer l’eau rapidement avant que ça ne se transforme en piscine olympique dans votre cuisine.

Alors, comment on fait ?

  • Vérifiez que tous les robinets sont fermés : Assurez-vous que le nouveau robinet que vous venez d’installer (ou le robinet d’arrêt sur le T) est en position fermée. Vérifiez aussi que les autres robinets de la maison que vous aviez ouverts pour purger le circuit sont bien refermés.
  • Retournez à votre vanne d’arrêt générale.
  • Ouvrez-la tout doucement : Un quart de tour pour commencer, c’est bien. Vous allez entendre l’eau qui commence à remplir les tuyaux. Écoutez bien : si vous entendez un sifflement anormal ou le bruit d’une grosse fuite, refermez immédiatement !
  • Patientez un instant. Laissez la pression s’équilibrer un peu.
  • Continuez d’ouvrir, toujours lentement, par quarts de tour successifs, jusqu’à ce que la vanne soit complètement ouverte.

Cette méthode douce permet de ménager votre installation et de réagir vite en cas de souci.

Contrôler minutieusement l’absence de fuites

L’eau est de retour dans les tuyaux, c’est le moment crucial du test d’étanchéité plomberie. Armez-vous de patience, d’un œil de lynx et d’un essuie-tout (c’est magique pour détecter la moindre trace d’humidité).

  • Inspectez chaque raccord :
    • Si vous avez posé un nouveau robinet autoperceur, regardez attentivement autour de la bride, au contact avec le tuyau, et au niveau de la manette ou du raccord de sortie.
    • Si vous avez installé un raccord en T et un robinet d’arrêt, vérifiez les trois points de connexion du T sur la canalisation, ainsi que le vissage du robinet d’arrêt sur le T.
    • Si vous avez posé un collier de réparation, assurez-vous qu’aucune goutte ne perle sur les côtés du collier.
  • Utilisez vos sens :
    • La vue : Cherchez la moindre gouttelette, la plus petite trace de suintement. Parfois, c’est juste un brillant suspect sur le raccord.
    • Le toucher : Passez un doigt sec sur chaque joint et raccord. Mieux encore, utilisez un morceau de papier essuie-tout : il révélera la plus petite trace d’humidité instantanément.
  • Que faire si ça fuit ? Pas de panique !
    1. Refermez immédiatement l’arrivée d’eau principale.
    2. Localisez précisément d’où vient la fuite.
    3. Pour un raccord à compression (olive) : Essayez de resserrer très légèrement l’écrou (1/8ème de tour, pas plus). Ne forcez jamais, vous risqueriez d’écraser l’olive ou le tuyau.
    4. Pour un raccord fileté (avec Téflon ou filasse) : Il faudra peut-être dévisser, nettoyer les filetages, refaire le joint PTFE (plus de tours, bien appliqué dans le sens du vissage) ou la filasse, puis revisser.
    5. Pour un robinet autoperceur : Vérifiez le serrage des vis de la bride. Si ça fuit au niveau du perçage, c’est que le joint n’est pas bien comprimé ou est défectueux.
    6. Une fois la correction faite, remettez l’eau en suivant la même procédure progressive et revérifiez.
  • Testez sous débit : Si tout semble sec, ouvrez le nouveau robinet que vous avez installé pour alimenter votre appareil. Laissez couler l’eau quelques instants, puis refermez. Inspectez de nouveau tous les raccords. Parfois, une fuite n’apparaît que lorsque l’eau circule.
  • Soyez patient et persévérant : Ne vous contentez pas d’une seule vérification. Jetez un œil après 15 minutes, puis une heure après. Une microfuite peut mettre du temps à se montrer. Un dernier contrôle quelques heures plus tard, voire le lendemain, est une sage précaution pour une absence de fuites garantie et une tranquillité d’esprit.

Si malgré tous vos efforts une fuite persiste, n’hésitez pas à faire appel à un plombier professionnel. Il vaut mieux un avis expert qu’un dégât des eaux. Mais avec de la méthode et de la patience, vous devriez arriver à un résultat impeccable !

Pourquoi remplacer un robinet autoperceur ?

Le robinet autoperceur, c’est un peu le roi de la débrouille en plomberie. Pratique pour un raccordement rapide sans soudure ni coupe de tuyau, il a sauvé bien des situations ! Mais voilà, comme toute solution “facile”, il a aussi ses revers et des moments où lui dire adieu devient la meilleure option. Voyons ensemble pourquoi vous pourriez envisager de le remplacer.

Les signes d’un robinet autoperceur défaillant (fuites, débit faible)

Votre petit robinet commence à vous faire des misères ? Certains indices ne trompent pas et signalent qu’il est temps de passer à autre chose.

  • La fuite, l’ennemi numéro un : C’est le problème le plus courant avec un robinet autoperceur. Avec le temps, le joint d’étanchéité peut se fatiguer, la petite aiguille qui perce le tuyau peut créer un point de faiblesse, ou le serrage peut se relâcher. Une petite goutte qui perle, puis une autre… et c’est le début des ennuis. La fuite peut survenir au niveau du raccordement avec le tuyau principal, ou directement sur le corps du robinet.
  • Un débit d’eau qui fait grise mine : Si vous constatez que l’eau arrive avec moins de pression à votre appareil (lave-vaisselle, frigo américain…), le coupable pourrait bien être votre robinet autoperceur. L’orifice créé par l’aiguille est petit par nature, et il peut facilement s’entartrer ou se boucher avec des impuretés présentes dans l’eau. Résultat : un débit faible qui rend l’utilisation moins confortable.
  • Des bruits étranges : Sifflements, gargouillis inhabituels au niveau du robinet peuvent aussi indiquer un problème interne ou une prise d’air due à une mauvaise étanchéité.

Les limites du robinet autoperceur et l’envie d’une solution plus pérenne

Au-delà des pannes, le robinet autoperceur a des limitations inhérentes qui peuvent vous pousser à chercher une installation plus robuste et fiable sur le long terme.

  • Une solution souvent temporaire : Soyons honnêtes, le robinet autoperceur est super pour une installation rapide, mais il n’est pas toujours conçu pour durer des décennies. Le principe même du perçage peut fragiliser légèrement la canalisation à long terme, surtout si elle est ancienne ou d’un matériau moins résistant.
  • La peur de la catastrophe : L’idée d’un dispositif qui “pince” et perce un tuyau peut être une source d’inquiétude pour certains. On n’est jamais totalement à l’abri d’un desserrage ou d’une défaillance qui pourrait entraîner un dégât des eaux, surtout si le robinet est dans un endroit peu accessible ou inspecté rarement.
  • L’envie d’une installation “propre” : Pour une rénovation, une nouvelle cuisine, ou simplement pour avoir l’esprit tranquille, beaucoup préfèrent une solution plus pérenne et conventionnelle. Un raccord en T soudé ou vissé, avec un vrai robinet d’arrêt quart de tour, offre une sécurité et une durabilité supérieures. C’est un choix qui inspire davantage confiance.
  • Modification de l’installation : Si vous retirez l’appareil alimenté par le robinet autoperceur, vous vous retrouvez avec un piquage inutile sur votre tuyauterie. Le remplacer par un bouchon adapté ou refaire une section de tuyau propre est alors une bien meilleure idée que de laisser un robinet potentiellement fuyard en place.

Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations, alors oui, il est probablement temps de penser à remplacer votre robinet autoperceur !

Questions fréquentes sur les robinets autoperceurs

Comment changer le robinet d’un autoperceur ?

Changer un robinet autoperceur est tout à fait possible. En général, cela signifie remplacer toute l’unité. Vous devrez couper l’eau, purger la canalisation, puis démonter l’ancien robinet en dévissant sa bride. Ensuite, deux options s’offrent à vous :

  • Installer un nouveau robinet autoperceur, en veillant à ce que le nouveau joint couvre bien l’ancien trou.
  • Opter pour une solution plus durable : couper le tuyau, y insérer un raccord en T, et visser un robinet d’arrêt classique. C’est plus robuste à long terme.

Comment puis-je supprimer un robinet autoperceur ?

Supprimer un robinet autoperceur est assez direct. Après avoir coupé l’eau et fait chuter la pression dans le tuyau, vous dévissez la bride qui le maintient sur la canalisation. Une fois retiré, n’oubliez pas qu’il laissera un trou dans le tuyau, qu’il faudra ensuite boucher.

Comment puis-je boucher le trou d’un robinet autoperceur ?

Pour boucher le trou laissé par un robinet autoperceur, plusieurs solutions existent :

  • Le collier de réparation : C’est la solution la plus rapide pour les bricoleurs. Il s’agit d’un manchon avec un joint en caoutchouc que l’on serre autour du tuyau pour couvrir le trou.
  • Remplacer une section de tuyau : Si vous souhaitez une réparation plus définitive, vous pouvez couper la partie du tuyau percée et la remplacer par un nouveau morceau raccordé avec des manchons (à visser, sertir, ou souder pour le cuivre).
  • La brasure (pour le cuivre) : Un plombier peut aussi boucher le trou par brasure, une solution très durable mais qui demande un équipement et un savoir-faire spécifiques.

Quelle est la durée de vie moyenne d’un robinet autoperceur ?

Il n’y a pas de durée de vie standard pour un robinet autoperceur. Cela varie beaucoup selon la qualité du robinet, la dureté de l’eau, la qualité de l’installation, et l’absence de vibrations sur le tuyau. Ils peuvent tenir plusieurs années, mais sont généralement considérés comme moins durables qu’une installation de plomberie traditionnelle. Une inspection régulière est conseillée.

Quelle est la fiabilité d’un robinet autoperceur ?

Les robinets autoperceurs sont très pratiques pour des raccordements rapides. Leur fiabilité peut être correcte s’ils sont de bonne qualité et bien installés. Cependant, le point de perçage et le joint d’étanchéité peuvent devenir des sources de fuites avec le temps. Pour une fiabilité à très long terme, les installations classiques (raccord en T, robinet d’arrêt) sont généralement préférées.

Comment changer un vieux robinet ?

Changer un vieux robinet (cuisine, lavabo) suit généralement ces étapes :

  1. Coupez l’arrivée d’eau principale ou les vannes d’arrêt sous le robinet.
  2. Ouvrez le robinet pour vider l’eau restante.
  3. Dévissez les flexibles d’alimentation en eau.
  4. Dévissez les écrous de fixation du robinet situés sous l’évier/lavabo.
  5. Retirez l’ancien robinet.
  6. Nettoyez la surface.
  7. Installez le nouveau robinet en suivant sa notice (fixations, raccordement des flexibles).
  8. Rouvrez doucement l’eau et vérifiez l’absence de fuites.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

FilièrePro Magazine
FilièrePro Magazine