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Boucher une VMC : la fausse bonne idée (et ce qu’il faut faire à la place) !

14 mai 2025 | Génie Climatique

  • Est-ce une bonne idée de boucher sa VMC ? Non, c’est fortement déconseillé dans la grande majorité des cas.
  • Pourquoi est-ce une mauvaise idée ? Vous vous exposez à de sérieux problèmes :
    • Humidité excessive, condensation et moisissures (mauvais pour votre logement et votre santé).
    • Air intérieur pollué (CO2, COV, allergènes) nuisible pour la santé de tous les occupants.
    • Dégradation de votre habitation (peintures, papiers peints, voire structure).
  • ATTENTION DANGER MORTEL avec les appareils à gaz ! Si vous avez une chaudière ou un chauffe-eau à gaz (non étanche), boucher votre VMC peut entraîner une intoxication au monoxyde de carbone, un gaz invisible, inodore et mortel.
  • Et pour des travaux ? Exceptionnellement, vous pouvez protéger une seule bouche, très temporairement (quelques heures maximum pour peindre autour par exemple), avec d’énormes précautions. Ne JAMAIS boucher toutes les bouches, ni le moteur de la VMC.
  • La meilleure solution ? Cet article va vous expliquer en détail pourquoi il ne faut pas boucher votre VMC, comment résoudre les problèmes courants (bruit, courants d’air) autrement, et qui contacter en cas de besoin.

Pourquoi l’envie de boucher sa VMC nous démange parfois ?

Si l’idée de boucher votre VMC vous effleure, ce n’est sûrement pas sans raison. Derrière cette envie, il y a souvent des désagréments bien réels. On imagine qu’en la condamnant, certains problèmes du quotidien disparaîtraient comme par magie. C’est une réaction bien compréhensible face à une nuisance !

Ras-le-bol des courants d’air et du bruit : les coupables désignés

Les courants d’air… un classique ! Vous sentez ce filet d’air froid, surtout l’hiver, et votre regard se tourne vers la bouche de la VMC. “C’est elle !” pensez-vous. Et c’est vrai, une sensation de froid peut venir des entrées d’air ou des bouches si le système est mal réglé. La première idée ? Boucher cette source de gêne.

Ensuite, il y a le bruit. Ce sifflement léger mais constant, ou le ronronnement du moteur qui vous empêche de dormir… Une VMC bruyante, ça use les nerfs. Vous rêvez de calme, et la solution la plus simple semble être de tout stopper, quitte à boucher les bouches pour ne plus rien entendre. Ces deux soucis, courants d’air et bruit, expliquent souvent pourquoi on veut mettre sa VMC sur pause.

Boucher sa VMC pendant les travaux : une solution qui semble pratique

Imaginez : vous êtes en pleins travaux de rénovation. Peinture, ponçage… la poussière est partout ! En voyant les bouches de votre VMC, vous vous dites : “Oh non, tout va aller dedans !” L’idée de boucher la VMC temporairement paraît alors tout à fait sensée pour la protéger.

Parfois aussi, on veut boucher une bouche de VMC pour peindre plus facilement un mur ou poser un papier peint. C’est plus simple sans cet obstacle. Dans le feu de l’action, masquer ces ouvertures semble un gain de temps et une bonne précaution. Protéger de la poussière et la facilité sont alors les raisons principales. Sur le moment, ça sonne comme du bon sens.

Boucher une VMC : concrètement, qu’est-ce qui se passe (et pourquoi c’est une mauvaise idée) ?

Alors, l’idée de boucher sa VMC vous trotte toujours dans la tête ? Avant de passer à l’acte, regardons de plus près ce que cela implique réellement pour votre logement et pour vous. Car si l’intention est souvent de régler un petit souci, les répercussions peuvent être bien plus embêtantes.

Le rôle vital de la VMC (qu’on oublie quand on veut la boucher)

On l’a un peu évoqué, mais c’est si important qu’il faut le redire : votre VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est bien plus qu’un simple gadget. Elle est le poumon de votre maison. Son travail, c’est d’assurer en continu le renouvellement de l’air.

Pensez-y : chaque jour, à l’intérieur, on produit de l’humidité (douches, cuisine, lessive, et même en respirant !), du dioxyde de carbone (CO2), et on utilise des produits qui libèrent des Composés Organiques Volatils (COV). Ajoutez à cela les odeurs, les poussières, les allergènes… La VMC est là pour aspirer cet air vicié et le remplacer par de l’air frais venu de l’extérieur.

Quand on songe à boucher sa VMC, on oublie souvent cette mission essentielle. On se concentre sur le petit désagrément (le bruit, le courant d’air) et on occulte le fait qu’on s’apprête à empêcher sa maison de respirer correctement. C’est un peu comme se mettre un sac sur la tête parce qu’on a froid aux oreilles : la solution est pire que le problème !

Les conséquences directes si vous bouchez votre VMC : humidité, condensation, air pollué

Dès que vous bouchez votre VMC, les ennuis commencent, et bien plus vite que vous ne le pensez. C’est presque immédiat.

  1. L’humidité grimpe en flèche : Toute la vapeur d’eau produite par vos activités quotidiennes (la douche du matin, la cuisson des pâtes, le linge qui sèche) ne peut plus s’échapper. Elle reste piégée à l’intérieur. Votre logement se transforme petit à petit en étuve.
  2. La condensation apparaît : Cette humidité excessive va chercher les points les plus froids pour se déposer. Vous verrez alors apparaître de la condensation sur les vitres, les miroirs, et même sur les murs, surtout ceux qui donnent sur l’extérieur. C’est le premier signe visible que l’air est saturé d’eau.
  3. L’air devient pollué : Sans renouvellement, l’air que vous respirez se charge de tout ce qui devrait être évacué. Le CO2 que vous expirez s’accumule, rendant l’atmosphère pesante et pouvant causer maux de tête et fatigue. Les polluants émis par les meubles, les peintures, les produits d’entretien (les fameux COV) stagnent. Les odeurs de cuisine ou de renfermé s’installent durablement. Bref, l’air devient malsain, bien loin de l’environnement confortable et sain que vous recherchez.

En résumé, boucher sa VMC, c’est la porte ouverte à un intérieur humide et à un air pollué. Pas vraiment l’idéal pour se sentir bien chez soi, n’est-ce pas ?

Les risques majeurs à long terme de vivre avec une VMC bouchée

Les risques majeurs à long terme de vivre avec une VMC bouchée

Si vous pensez que boucher votre VMC n’aura que des petites répercussions, détrompez-vous. Sur la durée, les problèmes s’accumulent et peuvent sérieusement affecter votre logement, votre santé et même votre sécurité. Ce n’est vraiment pas une situation à prendre à la légère.

Votre logement se dégrade : moisissures, salpêtre et Cie

L’humidité qui s’installe à cause d’une VMC bouchée, c’est le tapis rouge pour les moisissures. Ces champignons peu sympathiques adorent les milieux humides et mal ventilés. Vous les verrez apparaître sous forme de taches noirâtres ou verdâtres sur les murs, les plafonds, autour des fenêtres, derrière les meubles… Accompagnées d’une odeur de moisi tenace, elles ne sont pas seulement moches :

  • Elles attaquent les matériaux : la peinture s’écaille, le papier peint se décolle, l’enduit cloque et peut tomber.
  • Le salpêtre, ce dépôt blanchâtre, peut aussi faire son apparition sur les murs, signe d’une humidité qui ronge la maçonnerie.
  • À la longue, c’est la structure même de votre habitation qui peut souffrir, avec des risques de pourrissement du bois par exemple.

Bref, votre petit nid douillet se transforme en un lieu beaucoup moins accueillant et perd de sa valeur. Les réparations peuvent alors coûter très cher.

Votre santé en prend un coup : allergies, problèmes respiratoires, et pire…

Vivre dans un air constamment vicié et humide à cause d’une VMC bouchée, c’est mettre votre santé à rude épreuve. Les moisissures libèrent des spores dans l’air que vous respirez, ce qui peut déclencher ou aggraver :

  • Des allergies : éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent, crises d’asthme.
  • Des problèmes respiratoires : bronchites à répétition, rhinites chroniques, irritation des voies respiratoires.

Mais ce n’est pas tout. L’accumulation de polluants (CO2, COV) dans un air non renouvelé peut entraîner fatigue chronique, maux de tête, difficultés de concentration. Pour les personnes les plus fragiles (enfants, personnes âgées, malades chroniques), les conséquences peuvent être encore plus sérieuses. On parle d’un environnement intérieur qui, au lieu de vous protéger, vous expose.

Attention danger avec les appareils à gaz (chaudière, chauffe-eau) !

Ici, on touche à un point critique : si vous avez des appareils fonctionnant au gaz (une chaudière à gaz pour le chauffage, un chauffe-eau à gaz) et que ceux-ci ne sont pas de type “étanche” (c’est-à-dire qu’ils prélèvent l’air nécessaire à leur combustion dans la pièce où ils se trouvent), boucher votre VMC vous met en DANGER DE MORT.

Ces appareils ont besoin d’un apport constant d’air frais pour bien fonctionner. Si l’air ne se renouvelle pas parce que la VMC est bouchée, la combustion du gaz peut devenir incomplète. Cela produit alors du monoxyde de carbone (CO). Ce gaz est invisible, inodore, mais extrêmement toxique, voire mortel en quelques minutes. La VMC est un élément de sécurité essentiel pour éviter ce type d’intoxication. Ne jouez jamais avec ça !

VMC bouchée et assurance : une très mauvaise combinaison

Vous ne le savez peut-être pas, mais la ventilation est souvent une obligation réglementaire dans les logements pour assurer un air sain. Boucher votre VMC peut donc vous mettre en défaut par rapport à ces normes.

En cas de sinistre lié à l’humidité (dégâts des eaux importants dus à la condensation, prolifération de moisissures endommageant le bâti), si votre assurance habitation découvre que la VMC a été volontairement obstruée ou mal entretenue, elle pourrait tout simplement refuser de vous indemniser. Cela serait considéré comme une négligence de votre part ayant contribué au problème. De plus, un logement avec une VMC défaillante ou bouchée et présentant des signes d’humidité sera plus difficile à vendre ou à louer, et sa valeur sera diminuée.

Bonne nouvelle ! Si votre VMC vous cause des tracas, il existe bien d’autres solutions que de la boucher. Attaquer la source du problème est toujours plus efficace. Voyons ensemble comment transformer votre relation avec votre ventilation.

Au lieu de boucher votre VMC : les VRAIES solutions à vos problèmes

Avant de condamner votre système de ventilation, explorons ensemble des pistes bien plus constructives. Souvent, les désagréments causés par une VMC peuvent être résolus ou grandement atténués. L’objectif ? Retrouver un intérieur confortable et un air sain, sans tout boucher !

Votre VMC fait du bruit ? Les pistes pour la rendre silencieuse

Une VMC bruyante, c’est agaçant, on est d’accord. Mais d’où vient ce bruit ?

  • Nettoyez bouches et filtres : La poussière et la saleté accumulées sur les bouches d’extraction ou les filtres (pour une VMC double flux) peuvent créer des sifflements ou faire forcer le moteur. Un bon nettoyage suffit parfois.
  • Vérifiez le caisson moteur : Est-il bien fixé ? Des vibrations peuvent être transmises si le caisson touche une paroi. Des plots anti-vibratiles (silentblocs) sous le moteur peuvent faire des miracles. Le moteur lui-même peut être encrassé.
  • Inspectez les gaines : Des gaines trop tendues, écrasées, coudées brusquement ou de mauvais diamètre peuvent générer du bruit. Parfois, des gaines acoustiques isolées sont une solution.
  • Le débit d’air : Un débit trop puissant pour votre installation peut être bruyant. Voyez si un réglage est possible.
  • L’âge du capitaine : Un moteur de VMC vieillissant peut devenir naturellement plus bruyant. Il est peut-être temps de le changer.

Si le bruit persiste malgré vos efforts, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel. Il saura diagnostiquer précisément l’origine du vacarme.

Des courants d’air ? Comment les limiter sans condamner votre ventilation

Sentir un filet d’air froid n’est jamais agréable. Ces courants d’air proviennent souvent des entrées d’air (surtout avec une VMC simple flux) ou de bouches d’extraction mal orientées.

  • Optimisez les entrées d’air : Certains modèles d’entrées d’air sont hygroréglables (elles s’ouvrent plus ou moins selon l’humidité ambiante, limitant l’entrée d’air froid inutile) ou équipés de mousses qui atténuent le flux direct. Ne les bouchez surtout pas, elles sont vitales !
  • Orientez les bouches d’extraction : Vérifiez que le flux d’air des bouches (cuisine, salle de bain) n’est pas dirigé directement vers une zone de passage ou de repos. Un simple ajustement de l’orientation peut aider.
  • Attention aux réglages : Si vos bouches sont réglables, ne les fermez jamais complètement. Réduisez légèrement le débit si besoin, mais l’air doit continuer de circuler.
  • Isolation générale : Parfois, la sensation de courant d’air est accentuée par des murs froids ou des fenêtres mal isolées.

Une bonne ventilation ne devrait pas rimer avec inconfort. Des solutions existent pour concilier les deux.

L’entretien de la VMC : la base pour éviter les ennuis

Une VMC, c’est un peu comme une voiture : pour qu’elle fonctionne bien et longtemps, il faut l’entretenir régulièrement. C’est la meilleure prévention contre le bruit, les pannes et une ventilation inefficace. Ce que vous pouvez faire vous-même (environ tous les 3 à 6 mois) :

  • Nettoyer les bouches d’extraction : Démontez-les (c’est souvent simple) et lavez-les à l’eau savonneuse.
  • Dépoussiérer les entrées d’air : Un coup d’aspirateur ou un chiffon humide suffit.
  • Pour les VMC double flux : Nettoyez ou changez les filtres selon les recommandations du fabricant (généralement tous les 6 mois à 1 an). C’est crucial pour la qualité de l’air et le bon fonctionnement.

Ce qui relève plutôt d’un professionnel (environ tous les 3 ans) :

  • Le nettoyage complet du réseau de gaines.
  • La vérification, le nettoyage et le réglage du moteur et du ventilateur.
  • Un contrôle général de toute l’installation.

Un entretien VMC régulier est un petit investissement pour une grande tranquillité.

Quand faut-il penser à changer sa VMC (pour un modèle plus adapté) ?

Parfois, malgré tous vos efforts d’entretien, votre VMC montre des signes de fatigue ou n’est tout simplement plus adaptée. Voici quand envisager son remplacement :

  • Elle est très bruyante en permanence et rien n’y fait.
  • Elle n’aspire plus grand-chose : l’humidité et les odeurs persistent malgré un entretien correct.
  • Elle a plus de 15-20 ans : comme tout appareil, ses performances diminuent avec le temps et le risque de panne augmente.
  • Elle tombe souvent en panne.

Si vous devez changer votre VMC, c’est l’occasion de choisir un modèle plus performant :

  • Une VMC hygroréglable : elle adapte son débit au taux d’humidité réel de chaque pièce. Résultat : moins de gaspillage de chauffage, une ventilation plus juste et souvent plus de silence.
  • Une VMC double flux : c’est le top du confort et des économies d’énergie. Elle récupère les calories de l’air vicié extrait pour préchauffer l’air neuf entrant. L’air est aussi mieux filtré. C’est un investissement plus important, mais très intéressant en rénovation globale ou dans le neuf.

Un professionnel saura vous conseiller le système le plus adapté à votre logement et à vos besoins.

Exception à la règle : peut-on VRAIMENT boucher une bouche de VMC, même temporairement ?

En règle générale, la consigne est claire : on ne bouche pas sa VMC. Cependant, la vie de chantier ou de rénovation amène parfois à des situations où protéger une bouche d’aération semble être la seule option. Si c’est votre cas, lisez attentivement ce qui suit, car les conditions sont très strictes.

Travaux spécifiques : le cas par cas pour boucher une bouche (avec d’ÉNORMES précautions)

Imaginez : vous peignez le plafond de votre salle de bain et la bouche de la VMC est juste là. Ou vous poncez un mur à proximité immédiate d’une entrée d’air. Dans ces cas très spécifiques, et pour une durée la plus courte possible, vous pourriez envisager de protéger une unique bouche.

Voici les ÉNORMES précautions à prendre, et elles ne sont pas négociables :

  1. UNIQUEMENT temporaire : On parle de quelques heures maximum, le temps strict de l’intervention directe sur ou autour de la bouche (par exemple, le séchage de la peinture de la première couche sur la bouche elle-même). Dès que c’est fini, on débouche ! Mettez-vous une alarme.
  2. UNE SEULE bouche à la fois : Ne commencez pas à masquer plusieurs bouches en même temps dans différentes pièces. Le système de ventilation doit pouvoir continuer à fonctionner, même de manière réduite.
  3. Protéger LÉGÈREMENT : Utilisez un film plastique fin (type film alimentaire ou sachet de congélation) et du ruban de masquage facile à enlever. L’idée est d’empêcher la poussière ou les gouttes de peinture d’entrer, pas de créer un sceau hermétique qui pourrait être aspiré dans la gaine ou forcer sur le moteur.
  4. Pensez à l’alternative : Si possible, travaillez par petites zones et nettoyez au fur et à mesure plutôt que de tout masquer. Parfois, un bon coup d’aspirateur après coup est préférable.
  5. Ventilation alternative (si possible) : Si vous masquez une bouche, essayez d’aérer la pièce ou d’autres parties du logement en ouvrant les fenêtres, si les conditions de votre chantier le permettent et que cela ne crée pas d’autres problèmes (courants d’air qui soulèvent la poussière partout ailleurs, par exemple).
  6. Nettoyage après coup : Une fois la protection retirée, nettoyez soigneusement la bouche pour éliminer tout résidu de poussière ou de peinture.

Le but est de limiter l’entrée de grosses saletés, pas de stopper la ventilation. Si vous avez des travaux très poussiéreux sur une longue durée, d’autres solutions plus professionnelles de confinement de la poussière doivent être envisagées.

Ne jamais boucher toutes les bouches, ni le groupe d’extraction !

Là, c’est un NON catégorique, absolu et définitif. C’est la ligne rouge à ne jamais franchir.

  • Boucher toutes les bouches d’extraction (ou toutes les entrées d’air) met le moteur de votre VMC à rude épreuve. Il va forcer, surchauffer, s’user prématurément et pourrait même tomber en panne ou, pire, créer un départ de feu. De plus, vous stoppez net tout renouvellement d’air, avec les conséquences d’humidité et de pollution que l’on a vues. Et si vous avez des appareils à gaz, le risque d’intoxication au monoxyde de carbone devient majeur.
  • Boucher le groupe d’extraction lui-même (le caisson où se trouve le moteur) est encore plus dangereux. C’est le meilleur moyen de le griller en un temps record et de risquer un incendie.

Votre VMC est un système complet. Chaque élément a son importance. Si vous devez faire des travaux d’envergure générant beaucoup de poussière, la meilleure solution est parfois de couper l’alimentation électrique de la VMC pour une très courte durée (si vraiment indispensable et sans appareils à gaz sensibles en fonctionnement), mais cela doit rester exceptionnel et le plus bref possible. Discutez-en avec les professionnels qui réalisent vos travaux.

En résumé : une protection légère, sur une seule bouche, pour un temps très limité, et avec une conscience aiguë des risques. Sinon, on ne touche pas !

Problème avec votre VMC ? Qui appeler pour ne pas faire de bêtises ?

Votre VMC fait des siennes : elle est anormalement bruyante, vous suspectez qu’elle n’aspire plus correctement, ou pire, elle s’est complètement arrêtée ? Sauf si vous êtes un bricoleur très averti avec de solides connaissances en la matière, il est fortement déconseillé de vous lancer dans des réparations complexes vous-même. Une VMC est un système qui touche à la fois à l’électricité, à l’aéraulique (la science de l’écoulement de l’air) et parfois à la sécurité de votre logement (surtout avec les appareils à gaz).

Voici les professionnels que vous pouvez contacter en France pour un diagnostic, un entretien approfondi, une réparation ou un remplacement de votre VMC :

  1. L’électricien : Si le problème semble d’origine électrique (la VMC ne démarre plus du tout, le disjoncteur associé saute régulièrement), un électricien est un bon premier contact. Certains ont une expertise spécifique en ventilation.
  2. Le chauffagiste (ou plombier-chauffagiste) : Ces artisans sont souvent qualifiés pour intervenir sur les systèmes de VMC, car la ventilation est intimement liée au confort thermique et à la qualité de l’air, des domaines qu’ils maîtrisent. Beaucoup installent et entretiennent des VMC. C’est un interlocuteur fréquent pour ce type de souci.
  3. L’entreprise spécialisée en ventilation ou génie climatique (climaticien) : Ce sont les véritables spécialistes de tout ce qui touche à la circulation de l’air, au chauffage, à la climatisation et donc à la VMC. Pour un diagnostic pointu, une installation complexe (comme une VMC double flux) ou une panne récalcitrante, leur expertise est précieuse.
  4. Le service après-vente (SAV) du fabricant : Si votre VMC est encore sous garantie, ou si vous connaissez la marque et qu’elle propose un service de réparation via des techniciens agréés, c’est une piste à explorer.

Quelques conseils pour bien choisir votre professionnel :

  • Demandez plusieurs devis pour comparer les tarifs et les prestations proposées.
  • Vérifiez ses qualifications et son expérience avec les systèmes de VMC. Pour des travaux de rénovation énergétique incluant le remplacement d’une VMC par un modèle plus performant, un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) peut vous permettre de bénéficier d’aides financières (selon les dispositifs en vigueur, qui peuvent évoluer).
  • Fiez-vous au bouche-à-oreille, consultez les avis en ligne (avec discernement).

Évitez de confier cette tâche à un “bricoleur” non qualifié, même s’il est plein de bonne volonté. Une intervention malheureuse pourrait endommager davantage votre installation, voire créer un risque pour votre sécurité. Faire appel à un vrai professionnel, c’est s’assurer un travail bien fait, la sécurité de son installation et la tranquillité d’esprit. C’est un investissement pour votre confort et la durabilité de votre système de ventilation.

Questions fréquentes sur la VMC

Puis-je boucher une VMC ?

Non, en règle générale, il est fortement déconseillé de boucher une VMC. Cela peut entraîner de sérieux problèmes d’humidité, de moisissures, et une dégradation importante de la qualité de l’air intérieur (accumulation de polluants, CO2). De plus, si vous avez des appareils à gaz, cela représente un danger mortel à cause du risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Comment calfeutrer une VMC ?

Si par “calfeutrer” vous entendez boucher de manière étanche et durable une bouche de VMC ou le système, c’est une très mauvaise idée pour toutes les raisons citées ci-dessus. Cela revient à supprimer la respiration de votre logement.

Si votre intention est de protéger temporairement une bouche de la poussière pendant des travaux, il faut le faire avec d’énormes précautions (une seule bouche à la fois, pour une durée très courte, avec un matériau léger et en s’assurant que le reste du système fonctionne). Mais le calfeutrage permanent est à proscrire.

Est-il possible de fermer une VMC ?
  • Si “fermer” signifie boucher les bouches : Techniquement oui, vous pouvez les obstruer, mais c’est fortement déconseillé car cela arrête le renouvellement de l’air, avec tous les risques d’humidité, de pollution et de sécurité que cela comporte.
  • Si “fermer” signifie éteindre l’interrupteur électrique : Une VMC est conçue pour fonctionner en continu. L’éteindre sur une longue période aura les mêmes conséquences négatives que de la boucher (accumulation d’humidité et de polluants). Une coupure très brève peut être envisagée pour une maintenance par un professionnel, mais pas comme solution à un problème de bruit ou de courant d’air.
Comment reboucher une VMC ?

“Reboucher” une VMC, c’est-à-dire la condamner définitivement, ne doit jamais être fait à la légère ou sans l’avis d’un professionnel qualifié. Si un système de VMC est supprimé (par exemple lors d’une rénovation très lourde), il doit impérativement être remplacé par une solution de ventilation au moins équivalente et adaptée au logement. Supprimer la ventilation sans la remplacer correctement est dangereux pour le bâti et ses occupants.

Est-il possible de condamner une bouche d’aération ?

Condamner (rendre définitivement inutilisable) une bouche d’aération de VMC est une mauvaise idée. Chaque bouche est dimensionnée et positionnée pour assurer une partie du travail de renouvellement de l’air. En supprimer une perturbe l’équilibre global du système, peut surcharger d’autres bouches ou le moteur, et créera des zones mal ventilées avec les problèmes d’humidité et de qualité d’air associés. La seule exception (et elle est minime) concerne la protection très temporaire et avec d’extrêmes précautions d’une unique bouche lors de travaux très localisés (peinture autour de la bouche par exemple).

Pourquoi ne pas boucher les aérations ?

Il ne faut surtout pas boucher les aérations (de VMC) car elles sont vitales pour :

  • Évacuer l’humidité (douches, cuisine, respiration) et éviter condensation et moisissures.
  • Renouveler l’air intérieur pour éliminer les polluants (CO2, COV, odeurs) et apporter de l’air frais.
  • Protéger votre santé en prévenant les allergies et problèmes respiratoires.
  • Assurer le bon fonctionnement et la sécurité des appareils à combustion (chaudières à gaz), en évitant le risque mortel d’intoxication au monoxyde de carbone.
  • Préserver la structure de votre logement.

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